Auteur : alain

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A la librairie Transit vous trouverez des livres mais aussi un lieu de projection, de réunion, de passage, de rencontre de découverte … Nous organisons régulièrement rencontres et débats en essayant de couvrir tous les champs de la pensée critique (économie politique, féminisme, travail et syndicalisme, solidarité internationale, écologie, antifascisme, histoire du mouvement ouvrier ….)
Notre fonctionnement est associatif, nous ne percevons aucune subvention. Pour pouvoir exister, nous avons besoin de votre participation.
Adhérez à l’association transit.librairie.La prix minimum de 3 € est volontairement bas pour permettre à toutes et tous de participer à l’aventure. Rien n’empêche de donner plus en fonction de vos possibilités ! Vous pouvez régler en espèce, par chèque ou en ligne en cliquant ICI

Une journée pour lire les poètes de Palestine

Dans le cadre du Temps de la Palestine et du Printemps des Poètes le 9 mars 2018, de 10h à 19h, la librairie Transit à Marseille a invité toutes celles et tous ceux qui le souhaitaient à venir lire et écouter, 44 lectures se sont ainsi succédées sans interruption toute la journée.
David Bouvard a accompagné les lectures de l’aprés-midi en les enregistrant.
l’équipe de la librairie l’ayant fait pour celles du matin.
Pour voir la liste complète des 44 enregistrements et leur vignette-photo cliquez dans l’image sur « une journée pour lire les poètes de Palestine »

Disparition du grand écrivain turc Yasar Kemal

Disparition du grand écrivain turc Yasar Kemal

yasar-kemal2-980x500« je ne suis pas un héros mais j’ai le devoir de me faire entendre »
Telle était la règle de vie de Yasar Kemal.
Né en 1923 dans un hameau des plaines de Cilice, dans le sud-est de la Turquie, Yasar Kemal, de son vrai nom Kemal Sadik Gökçeli, a eu une enfance dramatique.
Après avoir perdu la vue à un oeil à la suite d’un accident, il est le témoin à l’âge de cinq ans du meurtre de son père Sadi, tué en pleine prière à la mosquée par son fils adoptif.
Le jeune homme quitte l’école prématurément. Contraint à exercer de petits métiers pour vivre, il est ramasseur de coton, conducteur d’engins agricoles ou encore bibliothécaire.
En 1950, il est une première fois arrêté pour propagande communiste. Jugé, il est finalement acquitté.
Le jeune Yasar abandonne alors son nom de naissance pour celui de Kemal, qui signifie le survivant en turc, et déménage à Istanbul, où il commence à travailler en tant que journaliste au sein du quotidien de gauche et laïque Cumhuriyet.
C’est dans la plus grande ville de Turquie qu’il entame sa « carrière » de militant politique. Il adhère au Parti des travailleurs turcs et fonde une revue marxiste, tout en travaillant à son premier roman. Ce sera « Mehmed le mince », une série en quatre tomes. Il y raconte les aventures d’un villageois idéaliste contraint à vivre comme un hors-la-loi après sa révolte contre les seigneurs féodaux.
Yasar Kemal connaître à plusieurs reprises la prison et l’exil et, une denière fois en 1995 pour sa solidarité avec le peuple kurde.