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	<title>Guide du marseille colonial</title>
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	<description>Accompagne le Guide du Marseille colonial. Explore Marseille, recense les traces et les empreintes de l'histoire coloniale et esclavagiste</description>
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		<title>Les expositions coloniales</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les expositions coloniales de 1906 et 1922 &#224; Marseille, pr&#233;c&#233;dant celle de Paris de 1931, ont l'ambition, port&#233;es par les industriels, banquiers et hommes d'affaires marseillais de c&#233;l&#233;brer l'empire colonial fran&#231;ais. Elles pr&#233;tendent signifier aux yeux du monde que Marseille est d&#233;sormais la &#171; porte de l'Orient &#187; et la &#171; capitale maritime de l'Empire &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vers les expositions coloniales &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant des si&#232;cles, les n&#233;gociants et armateurs marseillais se sont content&#233;s d'exercer un commerce de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://transit-librairie.org/guide/-Les-expositions-coloniales-33-" rel="directory"&gt;Les expositions coloniales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les expositions coloniales de 1906 et 1922 &#224; Marseille, pr&#233;c&#233;dant celle de Paris de 1931, ont l'ambition, port&#233;es par les industriels, banquiers et hommes d'affaires marseillais de c&#233;l&#233;brer l'empire colonial fran&#231;ais. Elles pr&#233;tendent signifier aux yeux du monde que Marseille est d&#233;sormais la &#171; porte de l'Orient &#187; et la &#171; capitale maritime de l'Empire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Vers les expositions coloniales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant des si&#232;cles, les n&#233;gociants et armateurs marseillais se sont content&#233;s d'exercer un commerce de comptoir autour de la M&#233;diterran&#233;e. Comparativement aux ports de l'Atlantique, ils participent plus tardivement &#224; la traite n&#233;gri&#232;re et au commerce triangulaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Gilbert Buti, &#171; Marseille, port n&#233;grier au 18e si&#232;cle &#187;, Cahiers des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Au 18e si&#232;cle, les vaisseaux de &lt;a href='https://transit-librairie.org/guide/Roux-de-Corse' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Georges Roux&lt;/a&gt; dit Roux de Corse et d'autres armateurs et n&#233;gociants vont chercher aux Antilles le cacao, le caf&#233;, le coton, le sucre. Au 19e si&#232;cle, les n&#233;gociants marseillais sont &#224; la t&#234;te de l'expansion du nouvel empire colonial fran&#231;ais ouvrant la voie aux interventions militaires et aux administrateurs coloniaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La part du commerce colonial est consid&#233;rable dans l'activit&#233; &#233;conomique de Marseille, qui gr&#226;ce &#224; l'exploitation des colonies devient une ville en pleine expansion industrielle. Son d&#233;veloppement n&#233;cessite l'extension du port avec la r&#233;alisation du port auxiliaire de la Joliette (1844-1853). La construction d'une grande digue de protection sur le mod&#232;le de celle d'Alger, est con&#231;ue d&#232;s 1833 par Victor Poirel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Ce que le port de Marseille doit au port d'Alger &#187;, CDHA, https:// (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour convaincre l'opinion publique de la n&#233;cessit&#233; des conqu&#234;tes coloniales, de v&#233;ritables organismes de propagande voient le jour associant scientifiques, m&#233;decins, enseignants et artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1876, sur une proposition de Ferdinand de Lesseps est cr&#233;&#233;e la Soci&#233;t&#233; de g&#233;ographie de Marseille dont le premier pr&#233;sident est Alfred Rabaud de la maison de commerce Rabaud Fr&#232;res, consul de Zanzibar et de Madagascar. En 1893, le Docteur &lt;a href='https://transit-librairie.org/guide/Docteur-Edouar-Marie-Heckel' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#201;douard Heckel&lt;/a&gt; fonde, avec le soutien financier des milieux d'affaires, l'Institut et mus&#233;e colonial de Marseille. Il est compos&#233; d'un mus&#233;e, d'un laboratoire, d'une biblioth&#232;que, et d'un jardin botanique. Son objectif est l'&#233;tude et le bilan des richesses naturelles des colonies. &#192; partir de 1900, les chaires d'enseignement colonial cr&#233;&#233;es par la chambre de commerce y sont int&#233;gr&#233;es. Les laboratoires d'&#233;tudes des c&#233;r&#233;ales, f&#233;culents, et des riz sont &#233;quip&#233;s de machines permettant d'effectuer des essais industriels : un int&#233;r&#234;t pratique pour les minoteries et les fabriques de p&#226;tes et semoules&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Laurent Morando, &#171; Les instituts coloniaux de province (1893-1940) &#187;, dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Les expositions coloniales de 1906 et 1922&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;lu d&#233;put&#233; en 1887, l'industriel et armateur Jules Charles-Roux est un d&#233;fenseur actif de la colonisation. Il soutient l'expansion fran&#231;aise en Tunisie, au Dahomey et &#224; Madagascar. Il est le fondateur de plusieurs comit&#233;s coloniaux, pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; de g&#233;ographie de Marseille et de l'Union coloniale fran&#231;aise en 1903. En 1900, il devient pr&#233;sident de la Compagnie g&#233;n&#233;rale transatlantique. Lors de l'Exposition universelle de 1900 de Paris, il obtient une section d&#233;di&#233;e aux colonies mais sur un espace relativement r&#233;duit. Son projet d'une grande exposition coloniale va na&#238;tre de sa rencontre avec &#201;douard Heckel. Pour y parvenir, ils mobilisent la Soci&#233;t&#233; de g&#233;ographie, l'universit&#233; d'Aix-Marseille, le maire Amable Chanot, le conseil g&#233;n&#233;ral des Bouches-du-Rh&#244;ne, le Syndicat d'initiative de Provence et les soci&#233;t&#233;s scientifiques, artistiques. Les gouverneurs des colonies qui agissent de leur propre initiative apportent &#233;galement leur soutien. Le gouvernement, plut&#244;t r&#233;serv&#233;, se contente de donner &#224; l'entreprise un caract&#232;re officiel en nommant en 1904, le commissaire g&#233;n&#233;ral, Jules Charles-Roux et le commissaire g&#233;n&#233;ral adjoint &#201;douard Heckel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chambre de commerce&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cr&#233;&#233;e en 1599, elle est la premi&#232;re des chambres de commerce. Elle est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d&#233;fend les int&#233;r&#234;ts du premier port colonial fran&#231;ais et d&#233;veloppe son activit&#233; au Maghreb, en Afrique et en Asie, ce qui lui permet d'&#234;tre en premi&#232;re ligne pour organiser et promouvoir l'exposition coloniale. Un terrain d'une quarantaine d'hectares est mis &#224; la disposition des organisateurs, le futur parc Chanot. L'inauguration officielle a lieu le samedi 14 avril. On peut lire dans la &lt;em&gt;Revue des deux mondes&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;citation&#034;&gt;&lt;span class=&#034;citation&#034;&gt;Il appartenait &#224; Marseille, notre premier port colonial, de prendre l'initiative d'une Exposition coloniale. Ici, on se sent tout pr&#232;s de ces pays qui, &#224; Paris, nous paraissent si lointains ; Marseille est vraiment la porte de l'Orient ; en pr&#233;sence de ces grands paquebots qui partent pour les pays d'outre-mer, ou qui en arrivent, tout charg&#233;s des produits exotiques, on a l'impression tr&#232;s vive de la pr&#233;sence prochaine, par-del&#224; quelques jours de navigation, de ces terres o&#249; l'activit&#233; europ&#233;enne s'est d&#233;velopp&#233;e si prodigieusement ; mais, plus encore que sa position g&#233;ographique, c'est son histoire et c'est l'&#233;volution de sa vie &#233;conomique qui invitaient Marseille &#224; pr&#233;parer cette grande manifestation de l'&#233;nergie de la France au-dehors&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ren&#233; Pinon, &#171; Les colonies fran&#231;aises &#224; Marseille &#187;, Revue des deux mondes, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le grand palais et dans des pavillons ext&#233;rieurs, les compagnies de navigation, les industries chimiques et alimentaires, les soci&#233;t&#233;s commerciales font l'&#233;talage de leur r&#233;ussite fond&#233;e sur les conqu&#234;tes coloniales. Les spectacles vivants sont con&#231;us pour mettre en avant la &#171; vie quotidienne des populations indig&#232;nes &#187; qui renvoient &#224; la tradition des zoos humains. La pr&#233;sentation des populations indig&#232;nes dans leurs environnements donne une image fantasm&#233;e de l'&#171; indig&#232;ne &#187;. L'ensemble des pavillons consacr&#233;s aux colonies de l'Union indochinoise (Annam, Cambodge, Cochinchine, Laos et Tonkin) occupent un tiers de la superficie totale de l'exposition. Un grand palais regroupe tous les pays de l'Afrique occidentale fran&#231;aise ; viennent ensuite les pavillons de Madagascar, des Comores, de la C&#244;te des Somalis, de la Tunisie, de l'Alg&#233;rie, de la Guyane, de la Nouvelle-Cal&#233;donie, de Tahiti, Nouvelles-H&#233;brides et des &#171; anciennes colonies &#187; : Indes fran&#231;aises, R&#233;union, Martinique et Guadeloupe. Le pavillon du minist&#232;re des colonies est consacr&#233;, lui, &#224; une exposition de peintures et sculptures coloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;citation&#034;&gt;Vaste foire commerciale, l'Exposition est aussi pour beaucoup l'occasion de rencontrer l'&#171; indig&#232;ne &#187;, soigneusement mis en sc&#232;ne dans les &#171; souks &#187;, le &#171; village n&#232;gre &#187; et dans bien d'autres attractions exotiques : danses cambodgiennes, d&#233;fil&#233; du dragon chinois, musique malgache, promenade en chameau, etc., sans oublier les magnifiques illuminations nocturnes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait de la pr&#233;sentation de D&#233;sirs d'ailleurs : les expositions coloniales (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut lire enfin, toujours dans la &lt;em&gt;Revue des Deux Mondes&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;citation&#034;&gt;La prosp&#233;rit&#233; du port de Marseille est &#233;troitement solidaire de celle des colonies : industrie, commerce maritime, colonisation, ces trois fondements de l'activit&#233; &#233;conomique et de la fortune de Marseille sont indissolublement unis ; c'est ce que l'Exposition coloniale a parfaitement r&#233;ussi &#224; rendre manifeste. Marseille fait environ 50 % du commerce total de la France avec ses possessions lointaines&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ren&#233; Pinon, &#171; Les colonies fran&#231;aises &#224; Marseille &#187;, art. cit&#233;.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'exposition, se tiennent diff&#233;rents congr&#232;s. Du 5 au 9 septembre 1906, se r&#233;unit, sous la pr&#233;sidence de Jules Charles-Roux, le 1er congr&#232;s colonial, dont les sujets principaux sont le d&#233;veloppement &#233;conomique colonial et la politique indig&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 15 avril au 18 novembre, l'exposition aura accueilli 1,8 million de visiteurs. Apr&#232;s ce succ&#232;s, Jules Charles-Roux et Adrien Artaud, pr&#233;sident de la chambre de commerce, ont pu n&#233;gocier avec les pouvoirs publics le principe d'une nouvelle exposition coloniale. En 1913, le conseil municipal de Marseille d&#233;cide qu'elle aura lieu en 1916 et vote une premi&#232;re subvention. Les travaux &#224; peine commenc&#233;s sont interrompus du fait de la Premi&#232;re Guerre mondiale. Elle aura lieu en 1922 et sera inaugur&#233;e le 16 avril par Sim&#233;on Flaissi&#232;res, maire de Marseille, Adrien Artaud, commissaire g&#233;n&#233;ral de l'exposition et son adjoint, Xavier Loisy, ancien inspecteur des colonies en pr&#233;sence d'Hubert Giraud pr&#233;sident de la chambre de commerce, M. Pasquet, pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral des Bouches-du-Rh&#244;ne et Albert Sarraut, ministre des colonies qui repr&#233;sente l'&#201;tat. Le 7 mai 1922, le pr&#233;sident de la R&#233;publique Alexandre Millerand visite l'exposition accompagn&#233; des ministres de l'int&#233;rieur, de la guerre, de l'agriculture, des colonies, de la justice, de l'hygi&#232;ne et des militaires, Joffre et P&#233;tain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples coloniaux qui ont particip&#233;, de gr&#233; ou de force, &#224; la guerre exigent de plus en plus le respect de leur dignit&#233;, la fin des in&#233;galit&#233;s de traitement et l'abrogation du Code de l'indig&#233;nat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Code de l'indig&#233;nat est un ensemble de r&#233;glementations qui permettent aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; toujours en vigueur. Des mouvements nationalistes se constituent et en France des voix s'&#233;l&#232;vent pour condamner le colonialisme. La propagande coloniale pour l&#233;gitimer son expansion au nom de sa mission civilisatrice, devient plus que jamais indispensable au capitalisme fran&#231;ais. L'exposition de Marseille de 1922, puis celle de Paris de 1931 en seront les pi&#232;ces ma&#238;tresses. Jusqu'aux d&#233;colonisations, images et discours de glorification seront les alli&#233;s puissants de la colonisation et serviront &#224; la l&#233;gitimer par des images de propagande (cin&#233;ma, publicit&#233;, spectacle, etc.). De nombreux artistes y participeront, tout particuli&#232;rement des peintres et des photographes.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&#171; L'expansion coloniale par l'art, au service de la France et de l'art &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1893, &#224; l'initiative de L&#233;once B&#233;n&#233;dite, conservateur du mus&#233;e du Luxembourg et du mus&#233;e Rodin, la Soci&#233;t&#233; des peintres orientalistes fran&#231;ais (SPOF)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Sanchez, La Soci&#233;t&#233; coloniale des artistes fran&#231;ais puis Soci&#233;t&#233; des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se propose explicitement de &#171; favoriser les &#233;tudes artistiques con&#231;ues sous l'inspiration des pays et des civilisations de l'Orient et d'Extr&#234;me-Orient &#187;. Sa mission est de &#171; faire aimer les races indig&#232;nes, faire p&#233;n&#233;trer et comprendre leur civilisation, leurs m&#339;urs, leur histoire, leurs arts qui nous appartiennent comme autant de richesses provinciales, de fragments pr&#233;cieux du grand patrimoine national, qu'il faut jalousement garder intact&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L&#233;once B&#233;n&#233;dicte s'adressant aux ministres des colonies et de l'instruction (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Les orientalistes ont permis de propager des images exotiques de femmes d&#233;nud&#233;es et sensuelles, mais aussi de repr&#233;senter les &#171; indig&#232;nes &#187; comme des personnes serviles et sans cultures. La SPOF participe &#224; l'exposition coloniale de Marseille de 1906 et contribue &#224; la fondation de la Villa Abd-el-Tif&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Situ&#233;e dans la commune de Belouizdad (wilaya d'Alger), elle a h&#233;berg&#233; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Dumoulin, officier de l'ordre royal du Cambodge, nomm&#233; peintre officiel de la Marine en 1891 est le commissaire de l'Exposition coloniale de Marseille en 1906. Il fonde &#224; la suite en 1908, la Soci&#233;t&#233; coloniale des artistes fran&#231;ais (SCAF), avec comme devise : &#171; L'expansion coloniale par l'art, au profit de la France et de l'art &#187;. Elle re&#231;oit le soutien du minist&#232;re des colonies, du minist&#232;re de l'instruction publique et des Beaux-Arts, du minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res. Elle rivalise avec la Soci&#233;t&#233; des peintres orientalistes fran&#231;ais, prend l'ascendant sur cette derni&#232;re lors de l'exposition de 1922.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le s&#233;nateur de la Guadeloupe Henry B&#233;renger de 1912 &#224; 1945 succ&#232;de en 1925 &#224; Dumoulin &#224; la pr&#233;sidence de la soci&#233;t&#233; et renforce le lien avec les instances politiques1. La SCAF encourage le s&#233;jour d'artistes dans les colonies en distribuant des bourses de voyage. Elle organise des salons qui deviennent r&#233;guliers &#224; partir de 1929. Elle participe au premier Salon de la France d'outre-mer en 1935, puis au second en 1940. Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, alors que la SPOF dispara&#238;t, la SCAF d&#232;s 1946 change son nom en Soci&#233;t&#233; des Beaux-Arts de la France d'outre-mer, pour adopter en 1961, apr&#232;s les ind&#233;pendances, le titre de Soci&#233;t&#233; des Beaux-Arts d'outre-mer jusqu'en 1970.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;crayon article-titre-348 &#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://guidedumarseillecolonial.fr/Il-y-a-cent-ans-l-exposition-coloniale-de-Marseille&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Il y a cent ans l'exposition coloniale de Marseille&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;&lt;a href=&#034;https://guidedumarseillecolonial.fr/La-Foire-internationale-de-Marseille-heritiere-des-expositions-coloniales&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Foire internationale de Marseille, h&#233;riti&#232;re des expositions coloniales&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Gilbert Buti, &#171; Marseille, port n&#233;grier au 18e si&#232;cle &#187;, Cahiers des Anneaux de la m&#233;moire, n&#176; 11, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Ce que le port de Marseille doit au port d'Alger &#187;, CDHA, https:// &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='http://www.cdha.fr/' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.cdha.fr/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Laurent Morando, &#171; Les instituts coloniaux de province (1893-1940) &#187;, dans Jean Vavasseur-Desperriers et col., L'esprit &#233;conomique imp&#233;rial (18301970) : groupes de pression &amp; r&#233;seaux du patronat colonial en France &amp; dans l'empire, Paris, Soci&#233;t&#233; fran&#231;aise d'histoire des outre-mers, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cr&#233;&#233;e en 1599, elle est la premi&#232;re des chambres de commerce. Elle est install&#233;e depuis 1860 dans le palais de la Bourse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ren&#233; Pinon, &#171; Les colonies fran&#231;aises &#224; Marseille &#187;, Revue des deux mondes, t. 35, 1906.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Extrait de la pr&#233;sentation de D&#233;sirs d'ailleurs : les expositions coloniales de Marseille 1906 et 1922, France Archives, &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='https://francearchives.fr/' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://francearchives.fr/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ren&#233; Pinon, &#171; Les colonies fran&#231;aises &#224; Marseille &#187;, art. cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Code de l'indig&#233;nat est un ensemble de r&#233;glementations qui permettent aux administrateurs des colonies d'appliquer des peines diverses (prison, amendes) aux autochtones sans proc&#232;s. Il est d'abord mis en place en Alg&#233;rie en 1875 puis g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; l'Afrique et &#224; l'Indochine d&#232;s 1887. Il n'a disparu officiellement qu'en 1946.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pierre Sanchez, La Soci&#233;t&#233; coloniale des artistes fran&#231;ais puis Soci&#233;t&#233; des Beaux-Arts de la France d'outre-Mer (1908-1970) : r&#233;pertoire des exposants et liste de leurs &#339;uvres, Dijon, L'&#201;chelle de Jacob, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L&#233;once B&#233;n&#233;dicte s'adressant aux ministres des colonies et de l'instruction publique &#224; l'occasion du banquet annuel de la Soci&#233;t&#233; en 1899, cit&#233; dans ibid.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Situ&#233;e dans la commune de Belouizdad (wilaya d'Alger), elle a h&#233;berg&#233; de 1907 &#224; 1962 des peintres venus de m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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