Catégorie : Vu, entendu, lu

« Lumière sur mairies brunes » la chronique trimestrielle de VISA n° 3 – Mars 2015

Les faits et méfaits des municipalités d’extrême droite sont toujours aussi nombreux que dangereux. A l’approche des élections départementales, VISA publie ce numéro 3 des chroniques pour encore mieux « armer » les militant-es antifascistes afin qu’ils puissent prouver, exemples à l’appui, que la dédiabolisation du FN n’est qu’une fumisterie de plus dans son entreprise de communication. Ce nouveau numéro des chroniques revient en introduction sur l’attribution hallucinante du prix de l’élu local de l’année à Steeve Briois. Rendez-vous mi-juillet pour le numéro 4 !

Disparition du grand écrivain turc Yasar Kemal

Disparition du grand écrivain turc Yasar Kemal

yasar-kemal2-980x500« je ne suis pas un héros mais j’ai le devoir de me faire entendre »
Telle était la règle de vie de Yasar Kemal.
Né en 1923 dans un hameau des plaines de Cilice, dans le sud-est de la Turquie, Yasar Kemal, de son vrai nom Kemal Sadik Gökçeli, a eu une enfance dramatique.
Après avoir perdu la vue à un oeil à la suite d’un accident, il est le témoin à l’âge de cinq ans du meurtre de son père Sadi, tué en pleine prière à la mosquée par son fils adoptif.
Le jeune homme quitte l’école prématurément. Contraint à exercer de petits métiers pour vivre, il est ramasseur de coton, conducteur d’engins agricoles ou encore bibliothécaire.
En 1950, il est une première fois arrêté pour propagande communiste. Jugé, il est finalement acquitté.
Le jeune Yasar abandonne alors son nom de naissance pour celui de Kemal, qui signifie le survivant en turc, et déménage à Istanbul, où il commence à travailler en tant que journaliste au sein du quotidien de gauche et laïque Cumhuriyet.
C’est dans la plus grande ville de Turquie qu’il entame sa « carrière » de militant politique. Il adhère au Parti des travailleurs turcs et fonde une revue marxiste, tout en travaillant à son premier roman. Ce sera « Mehmed le mince », une série en quatre tomes. Il y raconte les aventures d’un villageois idéaliste contraint à vivre comme un hors-la-loi après sa révolte contre les seigneurs féodaux.
Yasar Kemal connaître à plusieurs reprises la prison et l’exil et, une denière fois en 1995 pour sa solidarité avec le peuple kurde.