Catégorie : Avril 2017

Paniques identitaires

Femmes en burkini suscitant des bagarres, cafés noyautés par des musulmans et « interdits aux femmes », viols effectués par cinquante individus musulmans à Francfort… Depuis quelques années, des informations inventées de toutes pièces ont pris de l’ampleur dans les grands médias, dans le but d’entretenir la peur d’un ennemi supposé menacer la nation et ses valeurs.

Le président du monde

Le Président du Monde est un homme très occupé. Son téléphone sonne sans arrêt ; entre ses dossiers prioritaires, urgents ou confidentiels, il ne sait plus où donner de la tête. Sans parler de ses conseillers qui rêvent tous d’une promotion et qui le harcèlent sans vergogne et la presse qui pose toujours des questions indiscrètes. Mais un jour un monstre s’échappe du lac de Tout-là-haut et menace la ville. C’est la panique ! Le président ne sait plus que faire et comme à chaque fois qu’il est perdu, il appelle sa maman… qui lui conseille de ne rien faire et de venir manger son gigot avant qu’il ne soit froid. Mais le monstre n’a pas dit son dernier mot.

Liberté dignité justice-récits et voix de Syrie

Pourquoi n’avons-nous rien fait ? En Syrie, des femmes et des hommes se sont opposés au régime qui les opprimait, ils ont fait face à la dictature. Les premières manifestations ont pris de court observateurs et spécialistes. Tellement les risques d’être emprisonné·e·s, torturé·e·s ou tué·e·s étaient grands. Tellement ces risques avaient maintenu jusque-là les Syrien·ne·s dans le silence. Dans ce numéro, des hommes et des femmes syriennes nous racontent leur révolution pour faire tomber la dictature et instaurer leur démocratie. Ils nous rappellent en écho notre impuissance à les aider, à nous révolter nous aussi contre la dictature de Bachar al-Assad.

La cité future

Journal à numéro unique paru en février 1917, entièrement rédigé par Antonio Gramsci, La Cité future est une œuvre inclassable publiée intégralement en français pour la première fois.

Entre un néant et un autre

Ratcharge (2004-2014) était un fanzine qui disséquait le quotidien avec le même acharnement que la musique. Au fil de ses trente-quatre numéros, il a montré ce que pouvait être la littérature punk : pas de nostalgie, une démarche autonome de A à Z et des récits directement tirés du vécu, couchés sur le papier comme trois accords plaqués dans un fracas de larsens. Errances urbaines, squats, dérives sous acide, apnées salariales, guerre contre l’ennui : une littérature brute, héritière bâtarde de la contreculture américaine et du vide existentiel de la banlieue parisienne.

Le libraire de la favela

Otavio, 8 ans, trouve un livre dans la décharge à côté du terrain de football de son quartier. Cet événement a changé sa vie : il ne quittera plus jamais les livres.